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Sauvegarde de la vallée vivante du Garon

L’association a pour objet la protection des habitants et de l’ensemble du Vivant dans la vallée du Garon et du Mornantet, notamment au vu des projets de barrages écrêteurs de crues.

Notre objectif : sensibiliser à l’écologie et aux comportements responsables et rechercher des solutions concertées efficaces pour lutter à la fois contre les crues, la sècheresse et l'érosion tout en respectant l'environnement.

Actualités

Résumé du Jeudi 26 février 2026 au Briscope : Rencontre SVVG sur les enjeux de l'Eau et la gestion des risques, avec SCL, AITR, FNE, SVF69, SECOL...

Une soixantaine de personnes sont venues échanger (résumé ci-dessous) avec Maurice Fisch, président de la Sauvegarde des Coteaux du Lyonnais et au CA de France Nature Environnement Rhône, Vincent Gaget, ornithologue, des Amis de l'île de la Table ronde, et Rémi Cuisinier, historien et écrivain, que vous avez apprécié le 29 novembre, avec ses nombreux témoignages !


Nous vous rappelons nos autres rendez-vous :

- Le salon PRIMEVERE (stand SCL) à la Halle Tony Garnier du 20 au 22 février,

- Le ciné-débat « Kogis, ensemble pour soigner la Terre » au Paradiso, St Martin en Haut, dimanche 1ermars, à 13h30,

- Le ciné-débat « Goliath » au Cinéval de Vaugneray, samedi 21 mars, 17h30.


Et notre ASSEMBLEE GENERALE SVVG samedi 28 mars :

- Balade le long du Garon avec la LPO à 14h30

- AG à 17h30, salle du Garon, 2 bd des sports 69530 Brignais.


N’hésitez pas à nous demander des précisions et suivez-nous sur Facebook et whatsapp !


Résumé de la rencontre du 26 février 26 au Briscope par Jérôme Blain

Les enjeux de l’eau et la gestion des risques dans la vallée du Garon


La présidente et plusieurs membres de l’association Sauvegarde de la vallée vivante du Garon (SVVG) rappellent le projet écocide du Smagga qui prévoit 3 barrages écrêteurs de crues* pour un risque centennal, sur les secteurs de Brignais (en terre dans l'espace naturel sensible de la vallée du Barret), de Messimy/Soucieu (en terre compactée aussi) et de Givors (tout en béton, sur le Mornantet).

A Brignais, le Smagga envisage de creuser la vallée et le lit du Garon - sur plus de 3 km de long, 60 m de large et 1 m de profondeur, à 100 m des maisons du chemin du Gué - pour trouver (ou non) l’argile nécessaire à la construction du barrage et des rampes d’accès (30600 m3 estimés), détruisant ainsi l’écosystème. En cas d’échec, la terre (volume triple – 91700 m3 - par rapport à la terre compactée recherchée) serait acheminée d’ailleurs par camions, entraînant des nuisances dans la durée…

Cette construction - au vu de la pression exercée par l'infrastructure (estimée à 39770 T) et de la fragilité du sol, alluvionnaire - pourrait entamer la nappe phréatique préexistante (seulement à 50 cm en dessous de l’ouvrage prévu !) Des réserves sont émises quant à la quantité d'eau potentiellement retenue dans les études du Smagga, en raison des différences variables importantes de pluviométrie sur toute la surface du bassin versant lors d’un épisode climatique extrême.

Comme pour tous les barrages écrêteurs, la première grosse crue ferait office de test grandeur nature : si ce test révélait des failles ou des erreurs de calibrage ou autre dommage (blocage probable du pertuis fixe d’évacuation par des embâcles que seul un abattage important des arbres en amont pourrait amoindrir), le barrage pourrait céder, provoquant une vague de 7m (250 millions de litres d’eau chargée de boue) sur Brignais (au-dessus des immeubles du Clos Paris).

Rémi Cuisinier : Ce projet est un non-sens. Lors de la dernière glaciation, le Rhône est passé deux fois à Brignais, à proximité du quartier des Pérouses. Le Garon s'écoule à Givors en passant par Messimy et Brignais avant de rejoindre le Rhône. Le sol, de constitution alluvionnaire, sableuse et argileuse, a été impacté par un séisme sans dégâts le 22 février 2003. Un séisme potentiel plus important n’est donc pas à exclure. Par ailleurs, les 3 barrages comporteraient au moins une grosse partie en béton et le béton a une durée de vie de 50 ans, au maximum 100 ans. A comparer aux 2000 ans des aqueducs…

Maurice Fisch (Sauvegarde des coteaux du Lyonnais) : La protection des riverains contre les crues est une priorité mais pas à n’importe quel prix environnemental. Le SAGYRC envisageait de construire sur l’Yzeron 2 ouvrages écrêteurs dont un de 23 m de haut. Le syndicat, depuis la crue de 2003, a lancé des travaux de Solutions fondées sur la nature (en particulier des zones d’expansion de crues) en concertation avec la Sauvegarde des coteaux du Lyonnais et d’autres acteurs locaux. Ces travaux ont permis d’éviter de nouvelles inondations à Oullins, en particulier le 17 octobre 2024 où Brignais a été inondé par le Chéron et la route de Soucieu**. L'importance de l'inscription sur Vigicrues, déjà demandée à plusieurs reprises, est essentielle concernant le Garon. L’arrachage des haies est un non-sens qu’il convient de contester et, s’il s’avère indispensable – dossier technique à l’appui – il doit être compensé au quintuple. Au contraire, comme à Taluyers, il faut planter et entretenir un maximum de haies. Quant au traitement des eaux pluviales à la parcelle, il doit être systématiquement contrôlé lors des ventes immobilières, selon la méthode instaurée par le SIAHVY.

Vincent Gaget : Au lieu de détruire la nature, autant protéger les résidents des secteurs concernés (destruction des habitations concernées contre compensations financières) et construire quelque chose de durable pour les générations futures. Ce bassin versant est le plus riche en terme de biodiversité. Comment préserver ce patrimoine naturel exceptionnel et les espèces qui y vivent (chauves-souris, batraciens, etc.) ? Les mesures « compensatoires » sont aléatoires...

« Depuis 25 ans au SAGE de l’Est lyonnais, j’ai participé à de nombreuses études sur l’Ozon mais les financeurs hésitent, l’action ne suit pas. Alors ici, il est nécessaire maintenant et sans attendre de faire les petits gestes partout chez vous et partout sur le bassin versant pour retenir à la parcelle les eaux et la biodiversité. »


Questions de la salle :

Élu de Charly (siégeant au Smagga) : remerciements à la SVVG, dans le respect de la Charte de l'élu, de fournir des éléments contradictoires au Smagga.

Citoyen de Beauvallon : Aucun entretien dans le cours d'eau et certains ouvrages/ponts n'ont pas été calibrés. Il se retrouve avec 1 m de sable à proximité de son domicile.

Citoyen de Brignais : On a l'impression qu'une fois que le barrage serait fait, l'immobilier pourrait repartir de plus belle à Brignais, en zone à risque… Il s'agit de trouver le meilleur rapport bénéfices/risques sur de tels projets d'envergure.

Citoyenne de Brignais : Pourquoi ne pas faire appel au financement participatif citoyen pour financer de nouvelles études de solutions fondées sur la nature, en lien – ou non - avec le Smagga ?

Citoyen de Francheville : Le collectif citoyen de Francheville évoque les marronniers électoralistes à venir (TOP, prolongements de l'A450, etc.) et suggère qu'il faut proposer des alternatives, à l'image de ces solutions fondées sur la nature.

Citoyen de Brignais : Un aménagement de l’ensemble du bassin versant montagneux de la Vallée en Barray permettrait de réduire les écoulements et d’augmenter l'infiltration de l'eau dans ladite nappe phréatique. En concertation avec les propriétaires privés et publics, ces solutions fondées sur la nature auraient un impact direct sur le terrain et sur le climat (le « trop » et le « pas assez » d’eau).

Citoyen de Soucieu : Dans les monts du lyonnais, les tunnels constituent des zones de ruissellement pour lesquelles il faut être sensibilisé sur la zone du bassin versant du Garon. La nature des sols sera durablement transformée par les dépôts alluvionnaires.

Témoignage du maire, Serge Bérard (actuel président du Smagga) : L'impact environnemental d'une crue centennale existe aussi. Il faut protéger les habitants avec un coût direct notamment au niveau des assurances. La question de la provenance de l'emprunt de terre en amont (ou bien d'une carrière, soit 18 000 mouvements de la carrière au site) fera l'objet d'études de la part du Smagga. Il faut faire des choix et des concertations seront faites une fois les projets amorcés. Un projet qui défend l'intérêt général, selon ses dires. L’association rappelle sa demande plusieurs fois répétée d’expérimenter d’autres solutions au lieu de continuer à valider ce « serpent de mer »…


Jérôme Blain

(article plus court à paraître dans LE PROGRES)


*Dimensions provisoires prévues pour les « ouvrages » :

Barret : 173 m x 7,4 m x 40 m ; La Planche : 175 m x 15,6 m ; Les Vernes : 50 m x 12,4 m.


**Sur sa page Facebook, le Smagga diffuse, plus d’un an après, une vidéo avec une « analyse » de la crue du 17 octobre 2024 où il « omet » de préciser que Brignais a été inondé non par le Garon mais par le Chéron et la route de Soucieu, transformée en torrent (en raison des ruissellements dus à la coupe rase réalisée lors de l’implantation des poteaux de la future centrale photovoltaïque) ! Un oubli ou une volonté de cacher cette réalité gênante qui n’a donné lieu à aucune étude de dangers à venir ni empêché de continuer à construire sur le Chéron, enterré depuis plus d’un siècle ? Au lieu de dégager du béton cet affluent du Garon (par ailleurs en aval du barrage prévu en Barret…), comme il est fait sur le Gier… Nous avons essayé de commenter ce post (poliment) mais nos commentaires ont été immédiatement supprimés par le Smagga



Festival "AU NOM DE L'OCEAN" en présence de Paul WATSON, Lamya ESSEMLALI et Bruno DAVID à Vaugneray samedi 25 octobre 2025 (14h / 19h)

Plus de 1000 personnes venues rencontrer le capitaine Paul Watson, grand défenseur de l'océan (incarcéré récemment 6 mois au Groenland), Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France et Bruno David, naturaliste ancien président du Muséum National d'Histoire Naturelle : théâtre et conférence-débat !


C'était le 25 octobre de 14 h à 19 h à l'Intervalle, 18 bis chemin du stade 69670 Vaugneray. 


Évènement organisé par l'association fédérée SECOL et diverses associations dont SVVG. Ouvert à toutes et tous, entrée payante 15 € pour les plus de 12 ans.


L'après-midi a débuté à 14h30 par la pièce de théâtre inédite "Sea Shepherd 77 ou Les bergers de la mer" qui comporte des images d'archives pouvant être inappropriées aux enfants de moins de 8 ans. Voir l'interview d'Irène Jargot, metteur en scène. 


A 16h, rencontres sur les stands des organisateurs.


A 17h, conférence-débat exceptionnelle avec Paul Watson, Lamya Essemlali et Bruno David.

Des échanges passionnés et passionnants !



Paru le 6 février 2025 aux éditions Yves Michel : livre-culte CLIMAT ET PETITS CYCLES DE L'EAU, LES SOLUTIONS DU NOUVEAU PARADIGME DE L'EAU, en version française augmentée !

En transformant les territoires naturels en terres cultivées et urbanisées, toujours plus exploitées, l’activité humaine a accéléré le ruissellement des pluies et provoqué l’assèchement des terres. Mais les petits cycles de l'eau, issus de l'évaporation naturelle des écosystèmes, ont été aussi impactés. En les restaurant, il est possible de répondre aux défis contradictoires du changement climatique (sécheresse, inondations, érosion...), de préserver la biodiversité et de recréer des micro-climats plus frais et humides, en contribuant ainsi à la stabilité climatique globale. Les auteurs de cet ouvrage - dont Michal Kravcik, Martin Kovak et Valérie Valette - proposent une étude précise et étayée et donnent des solutions simples, applicables par les institutions. Publié en anglais en 2007, cet ouvrage visionnaire est fondateur d'un large mouvement de prise de conscience et d'action dans le monde entier. Il est plus que jamais d'actualité et propose des solutions simples, applicables par les institutions, les  États, mais aussi par chacun et chacune de nous, pour apaiser le climat et améliorer notre gestion de l’eau. Les nouveaux chapitres ajoutent des constats sur les réussites de ces dernières années. 

www.yvesmichel.org/livre/climat-et-petits-cycles-de-leau/

Raconte-moi la Terre



Recours gracieux SVVG contre l'arrêté préfectoral d'intérêt général.
Article du PROGRES (19 août 2024)

L’association de Sauvegarde veut faire échec au barrage écrêteur de crue sur le Garon

Fermement opposée au projet d’ouvrages écrêteurs de crue sur le Mornantet (Givors) et le Garon (à La Planche et la vallée en Barret), l’Association de sauvegarde de la vallée vivante du Garon (SVVG) a déposé un recours gracieux auprès de la préfète du Rhône.

Pour faire échec au projet d’ouvrages écrêteurs de crue porté par le Smagga (1) , l’Association vient de saisir la préfète pour qu’elle retire son arrêté portant déclaration d'intérêt général pour des travaux de sondage géotechnique dans la vallée en Barret. Des travaux toujours en cours.

(...) 

R. M. - Le Progrès -19 août 2024 à 06:00 | mis à jour le 21 août 2024 à 11:29

www.leprogres.fr/environnement/2024/08/19/l-association-de-sauvegarde-veut-faire-echec-au-barrage-ecreteur-de-crue-sur-le-garon 

Causerie avec Rémi Cuisinier sur l'Histoire de l'Eau à Brignais : des échanges passionnants !

Le samedi 29 novembre à 14h30 au Briscope à Brignais, l’Association Sauvegarde de la Vallée Vivante du Garon a organisé une « causerie » avec Rémi Cuisinier, écrivain et historien brignairot. « Passeur de mémoire », Rémi Cuisinier a plongé une petite centaine de personnes très attentives dans un voyage passionnant dans le temps, au fil de l'eau et du Garon.

Remontant aux périodes géologiques, cette causerie a ensuite évoqué l'évolution des usages de l’eau et les transformations successives de Brignais et du Garon. Le sujet du projet de barrage dans la Vallée en Barret s'est invité par les questions du public.

Valérie Valette, la Présidente, a mis en question la pertinence d'un tel projet et expliqué qu'il existait des alternatives sérieuses.

Rémi Cuisinier a dénoncé la destruction écologique de la paisible Vallée en Barret par ce projet de barrage au coût faramineux.

Christine Bisch, secrétaire de l’Association, a fait circuler le micro parmi les nombreux participants, toujours constructifs dans leurs analyses.

Eric Féquant membre de l’Association, spécialiste d’Hydrologie et de Géologie, a démontré les risques que les barrages peuvent entrainer pour la population en citant la catastrophe du barrage de Malpasset, près de Fréjus, qu’il a étudiée de près. La résistance d’un « ouvrage écrêteur » n’est testée qu’au moment de sa première mise en eau, lors d’une crue.

Un hommage a été rendu à Thérèse Anselme, Présidente-fondatrice de l’Association, passée sur l’autre rive, vers l’au-delà, le 7 juin 2025.

L’Association de la Sauvegarde de la Vallée Vivante du Garon (SVVG) peut compter sur le soutien de l’Association Intercommunale de Sauvegarde des Coteaux du Lyonnais (SCL) dont le Président est intervenu au titre de l'environnement. SCL a lutté avec succès contre le projet autoroutier A45 entre Lyon et St Etienne et fête ses 35 ans le 2 décembre.

Lettre ouverte aux élus du SMAGGA en vue du vote du 10 avril : Les ouvrages écrêteurs protègeraient-ils les habitants ?

Monsieur le Maire de Brignais et Président du SMAGGA, Mesdames et Messieurs les élus,

Le 10 avril, vous aurez à vous prononcer sur la validation (ou non) de l’avant-projet de trois barrages écrêteurs sur le Garon et le Mornantet. Nous souhaitons apporter à votre réflexion des éléments qui nous semblent essentiels pour une décision éclairée et que nous n’avons pas eu la possibilité de vous exposer, lors de la réunion publique de Brignais.

Ce projet date de plus de 20 ans. Hélas pour nous tous, les solutions d’ingénierie classique qu’il prône ne sont plus d’actualité dans un monde où les techniques évoluent, tout comme l’état des sols et des écosystèmes et les épisodes climatiques, de plus en plus imprévisibles, aussi bien par leur intensité que par leur localisation. La « protection » assurée par ces barrages écrêteurs serait illusoire et dangereuse.

Le barrage de Givors serait entièrement en béton, au milieu d’une forêt. Celui de Soucieu serait trois fois plus imposant que celui de Brignais et causerait d’énormes dégâts. Au total, ce sont 50 hectares d’éponges naturelles qui seraient artificialisés, servant en grande partie de carrières pour les barrages. Nous focaliserons néanmoins votre attention sur la vallée en Barret qui nous semble réunir le maximum de risques, bien supérieurs aux avantages espérés pour prévenir une crue « centennale » éventuelle qui se déverserait en amont… ou en aval… du barrage.

Comme vous l’avez-vous-mêmes reconnu, l’inondation du 17 octobre à Brignais a été causée non par le Garon mais par le Chéron, la route de Soucieu, transformée en torrent de boue, et le Merdanson. De nombreux ruisseaux de la région ont surpris par leur virulence, insoupçonnée jusque-là, remettant en question les repères et les calculs habituels sur les ruissellements.

Refusant de revoir votre projet à l’aune des enseignements du 17 octobre (encore non publiés), vous persistez à vouloir obstruer la vallée en Barret par une digue de 175 m de long, 8 m de haut et 40 m de large, à 70 m des premières maisons, pour retenir une estimation de 250 000 tonnes d’eau. Pour ce faire, « l’ouvrage » que vous allez jusqu’à appeler avec légèreté un « talus » (!) créerait une sécurité illusoire et viendrait totalement dénaturer un site exceptionnel sensible et protégé. Vous oubliez de préciser qu’il faudrait creuser dans le lit du Garon, à l’aplomb du barrage, une tranchée de 180 m de long et 40 m de large sur au moins 2 m de profondeur, pour ancrer le barrage. De plus, on ne sait encore pas où cette terre serait stockée, en attendant la construction du barrage lui-même. Cette dernière nécessiterait l’apport de 95 000 m3 de terre argileuse : vous envisagez de prélever cette terre non seulement dans la vallée mais aussi dans le lit du Garon, après avoir dévié son cours actuel sur plus de 4 km, sans être certains que les alluvions seraient adaptées à ce projet démentiel. Oui, le terme est justifié.

Tout d’abord, vos arguments financiers manquent de cohérence. L’Europe a libéré 4 milliards d’euros de crédits pour venir en aide aux populations sinistrées. Les frais annoncés (plus de 80 millions, comparés aux 20 millions estimés du projet, chiffre à réévaluer) ne sont que des simulations de cabinets d’assurance. Vous n’avez pas pu nous indiquer clairement le coût réel supporté par la commune en 2003. A l’époque, l’expertise de la Sogreah – que vous refusez de reconnaître, invoquant avec ironie de « faux bruits » - soulignait que « trois dysfonctionnements importants » avaient aggravé l’inondation. Vous évoquez d’éventuelles majorations d’impôts : elles interviendraient de toute façon en raison du reste à charge du coût, totalement incertain, de la construction. Des sondages supplémentaires sont prévus l’été prochain, preuves que plusieurs interrogations demeurent sur la nature du sol et les risques.

Par ailleurs, vous parlez peu de la destruction du biotope et des risques de pollution de l’eau, avec le curage du lit de la rivière sur 4 km de long, 200 m de large et 1,5 m de profondeur, alors que la nappe phréatique alluviale est à peine à 50 cm en dessous. Par ailleurs, 6120 rotations au moins de camions et d’engins lourds sont prévues sur des routes actuellement réservées aux riverains, pendant plusieurs mois. Des centaines d’arbres, pour certains centenaires, seraient arrachés, alors qu’ils contribuent à l’équilibre naturel du site et du climat. Le chemin de Barret serait réhaussé de 1,60 m et le chemin des amoureux se verrait affublé d’un escalier de 50 marches qui enjamberait le « talus » de 8 m : quid des personnes à mobilité réduite ?

Un autre de vos arguments : « Ce n’est pas bien grave, ce sont des prés à chevaux ! »  En fait, il s’agit avant tout d’un espace naturel sensible (ENS) et d’une zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) à protéger, inscrites au plan local d’urbanisme (PLU).

Lors des réunions publiques, vous n’avez pas répondu aux remarques qui vous dérangeaient. A aucun moment vous n’avez parlé de l’entretien même du lit du Garon, du contrôle des travaux par un cabinet extérieur, de l’entretien des barrages, des risques d’embâcles (éludés) dans le pertuis... La directrice du SMAGGA a juste indiqué qu’il faudrait étaler certains coûts sur 8 ans.

A aucun moment vous n’avez étudié sérieusement la possibilité de protéger les habitants par des solutions fondées sur la nature qui ont fait leurs preuves ailleurs, sans dommages environnementaux, et par des systèmes d’alerte plus performants, des exercices réguliers de prévention et d’évacuation... Un projet-pilote mieux adapté au dérèglement climatique pourrait servir d’exemple pour d’autres bassins.

Au final, le SMAGGA maintient à tout prix un projet dépassé, excessivement coûteux pour les habitants et la nature, au financement incertain lié à nombre d’inconnues :

- Les risques réels de pollution durable des sols et de l’eau et de rupture si 1e crue +++,

- l’incertitude, totale à ce jour, sur la résistance du sous-sol appelé à accueillir des milliers de tonnes de remblais compactés,

- la possibilité de trouver les « bonnes terres » localement avec 18 nouveaux sondages jusqu’à l’Auberge du Garon, voire plus loin en amont, ainsi que, sous le futur barrage, 5 foragesdont la réalisation est liée à un accord de la Préfecture et de la police de l’eau, selon les arrêtés ministériels en vigueur et sous réserve que la nappe ne soit pas impactée. Et cela est totalement contradictoire puisqu’il s’agit de savoir au plus profond où sont les « bonnes terres »,

- l’accord des propriétaires terriens à indemniser selon des critères discutables et non réellement abordés,

- le calcul approximatif du temps de retenue des eaux et des volumes, selon des critères à préciser,

- le nom du cabinet de contrôle et d’assistance à la maitrise d’ouvrage totalement indépendant pour renseigner le maire qui doit lui-même informer la population.

En conclusion, Monsieur le Maire, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les élus, nous faisons appel à votre discernement, votre volonté de concertation et votre responsabilité pour vous interroger sérieusement sur le bien-fondé d’une décision prématurée concernant cet avant-projet plus que sommaire, compte tenu des enjeux et du côté irréversible des effets.

Tant que vous n’aurez pas répondu aux attentes légitimes et documentées de la population, vous trouverez en face de vous des personnes conscientes des dangers réels dans un environnement remarquable et changeant, convaincues de l’inadéquation de ce dossier.

Brignais, le 4 avril 2025

L’association SAUVEGARDE DE LA VALLEE VIVANTE DU GARON, reconnue d’intérêt général.

www.sauvegarde-garon.org ; mongaron2023@gmail.com


PS : malgré notre mise en garde, l'avant-projet sommaire des trois barrages écrêteurs a été validé à l'unanimité des élus du SMAGGA, le 10 avril. 


Voyage d'étude en Slovaquie (28 octobre / 1er novembre)

4 jours intenses dans l'Ouest de la Slovaquie pour rencontrer l'équipe de Waterholistic et ses partenaires universitaires, institutionnels et de terrain, dans des environnements variés : villes, forêts, fermes, ... Nous avons pu approcher plusieurs techniques d'infiltration et de rétention de l'eau de pluie car "chaque goutte compte"... et il faut travailler tous ensemble pour faire face à l'inédit, l'impensable... Les "producers" doivent devenir des "climate changers" : une grande parcelle avec peu d'habitants donne une grande responsabilité pour l'avenir. Il est urgent de mettre à jour les modèles et d'en inventer de nouveaux en "restaurant la pensée"... !

SVVG : une association reconnue "d'intérêt général à caractère environnemental". Vos dons sont déductibles des impôts.

Par une décision du 19 juillet 2024, la Direction générale des Finances publiques du Ministère de l'Action et des Comptes publics a confirmé notre association "d'intérêt général à caractère environnemental". Par conséquent, les dons à l'association (sans contrepartie) ouvrent droit à la déduction d'impôt prévue par les articles 200 et 238 bis du CGI. 


Vous pouvez contribuer au financement de nos actions pour la Nature via helloasso ou par virement à notre compte dont RIB ci-dessous. Merci !


Par ailleurs, nous avons procédé, cet été, à un recours gracieux auprès de Madame la Préfète du Rhône pour demander expressément le retrait de l'arrêté DDT_SENR_2024 B 62 du 22 mai 2024 portant déclaration d'intérêt général et déclaration pour des travaux de sondage géotechnique, pose d'un piézomètre et reprofilage du Garon sur la commune de Brignais (affiché en mairie de Brignais le 31 mai). N'hésitez pas à nous demander notre dossier très documenté expliquant en quoi ce projet présente des dangers supérieurs au risque visé. Depuis la conception du projet, de nombreuses autres solutions, holistiques et plus adaptées au dérèglement climatique, ont fait leurs preuves, pour lutter non seulement contre les inondations mais aussi contre la sécheresse et l'érosion. Le dossier présente en particulier une synthèse récente de 20 000 études sur l'efficacité et la rentabilité des Solutions fondées sur la Nature (SfN) : 95% d'entre elles concluent à leur supériorité par rapport aux solutions de l'ingénierie classique, face aux catastrophes naturelles. Par ailleurs, leur effet positif conjoint est souligné sur l'adaptation au changement climatique, la santé, la société, l'environnement et la biodiversité. En outre, un programme 2030 opéré par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) et piloté par le CNRS et l'INRAE s'intitule "Solutions fondées sur la Nature : innover avec la nature pour des impacts positifs sur la biodiversité, la société et l'économie".  Il souligne en introduction : "Les changements globaux obligent nos sociétés à relever de nombreux défis comme la lutte contre le changement climatique, la gestion des risques naturels, la santé, l'approvisionnement en eau ou encore la sécurité alimentaire. Ces défis nous conduisent à imaginer des options innovantes et durables dont les SfN qui permettent des changements transformateurs et qui sont devenues une priorité de recherche pour la France". C'est dans ce sens que nous continuons à espérer une écoute et une coopération plus étroite avec le SMAGGA. Vous pouvez nous y aider !

Notre dossier SVVG pré-sélectionné par la FONDATION DE FRANCE parmi 90 dossiers SfN / catastrophes naturelles : inondation, sécheresse, érosion !

"Appel à projets de la Fondation de France : Le choix des Solutions fondées sur la Nature pour relever les défis du changement climatique. Les projets de Solutions fondées sur la Nature (SfN) concernés devront impérativement répondre à des enjeux de prévention ou d’adaptation à des risques de catastrophes naturelles (inondations, érosion, sécheresse…) : 

Ces cadres de concertation permettront de faire émerger des projets et/ou de renforcer l’acceptabilité des projets de SfN au niveau local, en incluant l’ensemble des parties-prenantes et des acteurs du territoire." 

Le choix des SfN pour relever les défis du changement climatique - Fondation de France


Le dossier de notre association SVVG SAUVEGARDE de la VALLEE VIVANTE du GARON a été pré-sélectionné fin mai 2025 : 11 dossiers retenus sur 90. 

Rencontre exceptionnelle avec Michal KRAVCIK au salon PRIMEVERE le 21 mars ! Conférence, ciné-débat et dédicace.
Vous avez pu rencontrer l’hydrologue slovaque Michal KRAVCIK vendredi 21 mars (16h45, salle Lumière 9), au salon PRIMEVERE (Eurexpo), pour une conférence-débat exceptionnelle d’1h1/2 sur les petits cycles de l’eau ! 
https://www.salonprimevere.org/programmation/theme/eau-bien-commun/climat-et-petits-cycles-de-l-eau


Et aussi voir ou revoir DOBRA VODA : ciné-débat vendredi 21 mars aussi (12h30, salle Lumière 10). 
https://www.salonprimevere.org/programmation/theme/eau-bien-commun/cine-debat-les-nouveaux-paradigmes-de-l-eau

L’association SVVG était présente pendant les trois jours (21/23 mars) sur le stand de la Sauvegarde des coteaux du Lyonnais (SCL). 

Michal et Valérie ont dédicacé leur livre CLIMAT ET PETITS CYCLES DE L’EAU, LES SOLUTIONS DU NOUVEAU PARADIGME DE L’EAU, en version française augmentée, aux éditions Yves Michel.

Inondation du Chéron à Brignais !

A la surprise générale, ce n'est pas le Garon mais le ruisseau du Chéron qui a inondé Brignais... La coupe rase (un peu trop rase ?) de toute la végétation sur 1 km, le long de la route de Soucieu, pour les poteaux Enedis de la future centrale photovoltaïque, expliquerait-elle les coulées de boue dans le Cheron et l’inondation du centre-ville ? La destruction de la nature, l'artificialisation des sols... entrainent inévitablement une perte d'infiltration de l'eau dans la nappe et des sédiments qui partent avec des ruissellements de plus en plus intenses et destructeurs. Toutes nos pensées vont aux sinistrés... Faut-il redessiner les cartes des zones inondables ?


C'est pour cette raison que nous demandons d'étudier l'aménagement de l'ensemble des pentes du bassin versant du Garon (pas seulement la ripisylve !) pour les rendre capables de contenir, ralentir et absorber à nouveau l'eau de pluie pour éviter au maximum l'érosion, la sécheresse et les inondations. Un projet-pilote à l'échelle des bassins du Garon et de l'Yzeron pourrait servir d'exemple face aux défis inédits et contradictoires du changement climatique. Gérer les inondations à partir des cours d'eau et des rivières ne suffit plus ! CQFD

UN AVANT-GOÛT DU DESASTRE ! Début des sondages, vallée en Barret...

UN AVANT-GOUT DU DESASTRE !

Des « sondages géotechniques » ont débuté le 15 juillet 2024, dans la vallée en Barret.

Pour préparer et calibrer la construction de 3 barrages-écrêteurs* sur le Garon et le Mornantet, à Brignais, Soucieu / Messimy et Givors, ces simples « forages » annoncent ce que deviendrait cet Espace Naturel Sensible** si ce projet se réalisait en 2027/2029.


Les terribles dégâts infligés ces jours-ci au vallon, au chemin des Amoureux et au Gué donnent un aperçu de ce que pourrait être le chantier prévu sur plusieurs mois.


Cette réserve de biodiversité, de fraicheur et de calme serait retournée, dévastée et finalement ruinée !!!


Aucune mesure compensatoire ne peut remplacer la vitalité et la beauté originelles d'un des derniers « poumons verts » encore préservés aux portes de Lyon !


A l'heure du dérèglement climatique et de ses catastrophes de plus en plus fréquentes, à l'heure de la disparition de la biodiversité et des écosystèmes,


STOP AU MASSACRE DE LA VALLEE DU GARON !


Assez de destruction permanente de la nature pour des « protections » illusoires et dépassées !


Les 3 barrages laisseraient passer le Garon, détourné, canalisé, et leurs réservoirs resteraient à sec dans l'attente de crues difficiles à évaluer.


57 hectares de pelouse vide et bétonnée, condamnés à devenir un futur désert, remplaceraient des écosystèmes vivants et complexes qui servent d'éponge naturelle et qui rafraichissent le micro-climat.


De nombreuses solutions alternatives existent.

Elles ont prouvé leur efficacité depuis plus de dix ans dans plusieurs pays.


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« Sauvegarde de la Vallée Vivante du Garon »

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Un projet contesté

Le SMAGGA projette la création de 3 barrages écrêteurs, depuis la crue historique de 2003.

Ces projets de génie civil importants auraient un impact majeur et destructeur sur la biodiversité en détruisant localement la forêt et en artificialisant les sols. Nous souhaitons une étroite collaboration entre le Smagga et les habitants pour expérimenter d'autres solutions, plus efficaces, compte tenu du dérèglement climatique et de la dégradation des sols. 

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photo du barrage sur l'Arbresle dont veut s'inspirer le SMAGGA pour son projet de barrage écrêteur sur le Garon

Des solutions synergiques

Nous proposons des méthodes respectueuses de l'environnement qui vont au delà de la gestion ponctuelle des crues, en limitant la sécheresse et l'érosion par ruissellement. 

Cette alternative concilie ingénierie et solutions naturelles pour prévenir le risque d'inondation, tout en revitalisant l'environnement et en lui restituant son pouvoir régulateur du climat.

Ces méthodes,  testées avec succès dans plusieurs pays dont la Slovaquie, la Norvège, les USA, l'Angleterre... sont envisageables pour le Garon et feraient école en France.​

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Photo d'une retenue en bois dans un fossé, utilisée dans des projets similaires, inspirés de la nature.

Un mouvement qui prend de l'ampleur

Notre mouvement rassemble plus de 3000 personnes (pétition "Touche pas à mon Garon"). Depuis la création de l'association le 26 mai 2023, notre action consiste à:  

  • faire connaitre ce projet de barrages, afin d'en informer les citoyens,

  • promouvoir une alternative écologique, responsable, qui tienne réellement compte des risques de crues tout en revivifiant les sols et la végétation, en souffrance,

  • proposer un cas d'école qui pérennise notre patrimoine et inspire d'autres régions.

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